Le  6 août 2015 a été votée la Loi Macron, une loi visait entre autres la libéralisation de certaines professions telles que la coiffure. En effet, le but était d’enlever toutes les barrières qui empêchent certaines personnes de pouvoir  réaliser le rêve de leur vie à savoir, ouvrir un salon de coiffure. Désormais, l’obligation de posséder un brevet professionnel ne sera plus la condition ultime permettant l’ouverture d’un salon de coiffure. Nul ne doute que cette disposition a soulevé des débats et plusieurs spécialistes affirment que ce sera la mort du professionnalisme des salons de coiffure.

 Pourquoi cette loi dérange-t-elle autant?

Il faut comprendre de prime abord que le métier de coiffeur n’est pas un simple hobby! Il s’agit d’un réel métier source de revenu et qui a ses propres exigences. Il ne suffit pas de savoir coiffer pour prétendre ouvrir un salon de coiffure.  Il faut au préalable connaître les différents types de cheveux, leurs textures, savoir quels sont les soins adaptés pour tel ou tel type de cheveux. Ces notions sont très importantes et ça s’apprend dans des écoles spécialisées.

Par ailleurs, à cause de cette disposition, les jeunes apprentis, ces futurs leaders du monde de la coiffure, trouveront insensé de persévérer dans les études, vu qu’ils ont la possibilité d’ouvrir leur propre salon sans diplôme au préalable. Lorsque les clients se plaindront du mauvais traitement fait à leurs cheveux, vers qui se tourneront-ils? Certainement pas vers les législateurs!

Vers une « déprofessionnalisation » du métier de coiffeur

Parce que cette loi menace la profession de coiffeur, mais aussi la qualification et la formation, l’Union Nationale des Entreprises de Coiffure se soulève. Il ne faut pourtant pas une analyse poussée de la situation pour comprendre à quel point elle est dangereuse.

D’une part, déjà que cette profession montrait des signes de faiblesse et ce fut justement pour cette raison qu’ont été mises en place de nouvelles qualifications censées relever le niveau du métier. Cette loi ne fera que littéralement «l’enterrer».

D’autre part, on assistera totalement impuissant à une prolifération de salons de coiffure gérés par des personnes n’ayant aucune expérience dans la science du cheveu, car oui la coiffure peut être assimilée à de la science vu qu'elle requiert un niveau de connaissance et de technicité accru.

En définitive, pour les coiffeurs ayant obtenu leurs brevets professionnels, c’est une véritable régression. Cette loi visant à libéraliser leur profession pourra les conduire inexorablement vers un chômage certain.